Posté dans la catégorie Cycle avec le tag Harry part à l'aventure
Harry standing by his bike

Une autre semaine sur la route et j’ai trouvé mon rythme, ma routine, en acceptant les changements de temps et les ajustements. Au fil des jours, je remercie les choix que j’ai faits il y a plusieurs mois. Bref idéal de liberté : le vélo et moi.

Picture of Harry in transit looking out on the fields of Dijon

Un jour normal, une éclaircie dans un nuage noir à l’horizon du coucher de soleil révélant un mur de lumière et de contraste pourrait paraître banale, mais après une journée aussi triste, je n’ai jamais été aussi heureux !

Je pense me trouver au bon endroit, bien que je me sois perdu dans Dijon pendant une heure. Une boussole Silva m’a aidé à retrouver mon chemin.

Pic of the open road with corn fields

Après le confort 5 étoiles d’un McDonalds où j’ai utilisé le WiFi, il se met à pleuvoir fortement.

Se nourrir est primordial quand on accumule autant de kms. Mes repas tournent autour de muesli, de café, de croissants, de confiture, de thon, de semoule, de bananes et d’autres produits similaires : je n’ai pas de frigo. La photo montre un déjeuner rapide sous la pluie car je n’avais trouvé nulle part où adosser mon vélo. Encore un bon repas !

Pic of handlebar bike bag with a croissant on it

À l’approche de la frontière suisse, j’ai passé la journée à grimper dans la région du Jura vers la ville de Pontarlier, sous la pluie. Je me suis arrêté un peu pour reposer mes pieds, et j’avais repris depuis plusieurs jours, sans avoir prévu d’endroit où camper, mais avec les nuages gris, je m’attendais à de la pluie. Je suis arrivé à Pontarlier à 21 h et je n’avais pas beaucoup de possibilités où aller. Heureusement pour moi, une solution m’attendait à l’autre bout de la ville. À mon arrivée, je suis allé dans la salle communale ; il y avait un groupe de jeunes garçons en voyage que j’ai rejoint après. Je devais faire peur car en me voyant, ils ont commencé à rallumer leur BBQ pour me réchauffer et m’ont offert du pain, de la pastèque et un bol de café préparé par une équipé de six mecs ! Une superbe expérience. Ces jeunes au passé difficile me montrant leur plus grande gentillesse… Nous nous sommes ensuite reposés en regardant la coupe du monde.

Harry with some locals sitting down looking at a route map

Le lendemain, je me dirigeais vers la frontière suisse et quelle sensation ! Le nord de la France, qui devait être mon échauffement, a été plus difficile que prévu. Aucune vérification au moment de passer les barrières et un pouce en l’air du gardien était tout ce dont j’avais besoin. Je l’ai fait ! J’ai traversé mon premier pays et je me sens bien.

Road Toll booth image

La Suisse est un pays pensé pour les cyclistes avec de larges pistes cyclables mais leur réseau ne suit pas toujours la route. Sans carte, j’avais souvent l’impression d’y aller à l’aveugle, mais j’ai trouvé ma route en suivant un chemin de randonnée qui traversait une gorge en direction de Neuchâtel. Le début n’était pas trop mal mais les regards incrédules de randonneurs m’indiquaient le pire à venir. J’ai discuté avec un couple de Suisses qui m’ont pris pour un fou et ont proposé de me prendre en photo. Ils m’ont garanti que tourner à droite une fois en haut serait un choix judicieux.

Concernant mon équipement : j’ai une veste Gore Bike Wear AlpX-2.0 qui vaut complètement son coût. Les poignets prennent un peu l’humidité et quand il pleut toute la journée, je m’attendais à être plus mouillé, mais NON ! Cette veste phénoménale me permet de continuer en bonne santé.

J’avais planifié mon trajet de Pontarlier à Interlaken via Bern sur deux jours. Je me reposais à Neuchatel vers 19 h (à la moitié de mon trajet), je regardais le ciel en rêvant à ma tente. Après avoir cogité pour savoir si je devais faire les 80 kms restants, me voilà parti vers la ligne d’arrivée ! Je savais que ça serait difficile mais je me suis dit que ça en valait la peine : 6 heures à pédaler, et ça me tiendrait chaud. Une fois l’autoroute évitée, j’avalais les kms sur la route n°10. Les kms descendaient mais ma condition physique se détériorait grandement. J’étais comme possédé mais pédaler comme je le faisais n’était pas une solution durable. Je savais que j’allais échouer.

Mon éclairage arrière exposure blaze est tombé en panne et je l’ai remplacé par le clignotant rouge de ma lampe frontale (petzl xp2). L’éclairage reflex mk2 fonctionnait bien et m’éclairait parfaitement sur les routes sombres et dans les tunnels. J’ai traversé un tunnel à sens unique. Les dernières étapes étaient sombres, avec des hallucinations accompagnées d’une conscience tranquille… À la fin du tunnel, je trouvais une zone d’accueil avec des bancs confortables. Après une douche, j’ai dormi jusqu’au petit matin.

Image of bike in apartment block

Article rédigé par :

Portrait de bertille
Charlotte B
Published on: 18 juin 2015