Posté dans la catégorie Cycle avec le tag Harry part à l'aventure
Picture of Harry in a forest

Harry Watler est un ancien mécanicien de Wiggle parti en quête d’aventure. Dans ce 2ème article de blog, Harry nous fait part de certaines difficultés du cyclotourisme, parfois loin du glamour et des beaux paysages… Mais son itinéraire vers la Suisse semble le remettre sur le droit chemin. Découvrez son journal de voyage ci-dessous.


Le petit-déjeuner est servi

Je suis parti il y a une semaine. Il est 10 h du matin et je suis assis dans ma tente à attendre que la pluie s’arrête. Au moins, j’ai le temps d’écrire. Ce matin, le petit-déjeuner consiste en un café, des biscuits et trois pains au chocolat (achetés en sac chez Lidl) avec de la confiture et du saucisson (riche en protéines !).

Harry's French breakfast

Où j’en suis

Après une semaine, je commence à prendre mes marques. Oubliez tout glamour ! Voyager à vélo est difficile : sans paysage intéressant, mon seul but est d’accumuler les kms. Lors des journées difficiles, je reçois quelques encouragements sans que je m’y attende : ils peuvent venir d’un cycliste pédalant dans l’autre sens qui me fait un signe du pouce, ou d’un jeune qui me crie ce que je crois comprendre comme « Plus vite ! ».

Être sur un vélo est un excellent moyen d’écouter ce qui vous entoure. La deuxième nuit, alors que je dormais dans un repère infesté de moucherons, je me suis réveillé quand j’ai cru entendre des cerfs se battre. Le bruit à travers le silence de la forêt était intense. Les braillements, les bruits et les coups me rendent nerveux…

J’ai également pédalé sur des centaines de km en bord de champs de blé et je suis passé par de nombreuses villes fantômes désertées dont le nom se terminait toujours en « ville » au sud-est de Paris.

L’eau ici coûte 17 cents pour 2 litres. J’avais décidé de ne pas acheter d’eau, et j’étais même allé jusqu’au point extrême d’acheter un filtre à eau. Mais à ce prix, aucun problème ! Je n’ai toujours pas utilisé un grand nombre de mes affaires : éclairages, équipement de natation, bouteille de combustible pour le réchaud, thé (je bois du café pour le moment, j’ai un gros sachet mélangé à du sucre), et pièces de rechange pour le vélo, entre autres. Je passe mon temps à réorganiser des affaires : la sacoche de cintre d’Ortlieb est très utile, notamment quand il pleut.

En route vers la Suisse

Il semblerait que je passe tout mon temps assis, que ce soit sur le vélo ou sur le sol, sur l’herbe, sous un abribus ou sur du goudron. Je suis actuellement en route vers la Suisse pour voir ma sœur qui y travaille. Ce sera également l’occasion de me reposer après cette première étape. J’ai hâte d’y arriver, encore quelques jours. J’ai dormi à côté d’une gare pour la deuxième fois et quand je traverse des villes, les gares sont toujours un véritable calvaire… 4 jours à vélo ou 6 heures de train ?

Cela dit, voyager comme je le fais est un excellent moyen d’observer les différentes communautés et les changements au fil de la route. Une chose est sûre, on ressent beaucoup plus d’énergie quand on traverse une grande ville. La semaine prochaine sera peut être différente puisque tous les villages semblent avoir des célébrations. Probablement un anniversaire historique ou simplement les récoltes qui sont partout (j’écrase pas mal d’insectes avec mon vélo !).

Harry's route to Switzerland

Dans la nature

Le camping sauvage, c’est 50/50 : pour le moment, je campe dans un champ non cultivé et caché de la route où j’ai trouvé un lit de hautes herbes et un rebord sur lequel m’assoir. Je peux être debout et me balader sans être vu, sans non plus m’inquiéter d’un réveil matinal à cause d’un tracteur.

Picture of Harry's bike with camping gear on it

 

Mon avis sur les produits

Mon équipement tient bien la route. Les sacoches Ortlieb Roller Plus sont parfaites mais la sacoche de cintre prend l’eau autour de la fermeture (c’est de la matière et non du plastique solide). Un cahier sur le dessus de la sacoche a continuellement absorbé de l’eau : j’écris donc avec de l’encre imperméable. J’ai résolu le problème avec une feuille de plastique afin de contrer la zone perméable.

Pour les sacoches arrière, j’ai dû resserrer le bras de fixation vertical qui avait bougé ; je m’y attendais vu que les clips des rails horizontaux ne sont pas fixés. J’ai plusieurs maillots dhb Omnicrom Freeride à manches longues pour pédaler ; ils ont une coupe large et un empiècement permettant d’essuyer les lunettes de soleil.

Aucune crevaison pour le moment : super ! J’adore les pneus Schwalbe Marathon Tour Plus ! J’ai même fait passer mon vélo par des ronces pour atteindre des points de campement, j’ai probablement eu de la chance. 

Beautiful river picture from Harry

Cadre fissuré ?

Il y a une fissure sur mon cadre mais je pense qu’elle y était avant. Je la surveille de près mais les garages français ne semblent pas d’accord pour la souder.

Un autre mot à propos de la sacoche de cintre : le magnétisme empêche l’utilisation d’une boussole, et les vélos ont généralement tendance à légèrement les fausser. J’ai donc pratiquement fait une boucle dans le nord de la France avant de m’en rendre compte.

L’image ci-dessous montre une petite astuce pour protéger le bouchon inférieur du jeu de direction de l’eau et de la saleté qui viennent de la route avec simplement un bout d’une vieille chambre à air. Par contre, c’est un peu dur à passer sur la fourche.

 

Kona has a crack in its frame

 

Je n’ai pas de compteur de vitesse mais selon la carte, je parcours environ 90 km par jour.

J’ai commencé à quitter les champs de blé hier.

Merci pour votre lecture, et à bientôt, en Suisse !

Article rédigé par :

Portrait de bertille
Charlotte B
Published on: 13 Mai 2015